DES VISIONS DIFFÉRENTES


Dans le monde anglo-saxon, le fait d’appartenir à une catégorie ethnique (ce qui n’est pas une race) n’est pas un problème. Lors d’un entretien d’embauche, ou pour toute forme d’enquête statistique, on pourra vous demander si vous êtes : - Caucasien (blanc) - Afro - Latino - Asiatique etc… D’autres pays (le Canada, le Brésil…) utilisent ces outils moins généralement mais plutôt dans des contextes particuliers. Le but est d’une part d’étudier la vie sociale politique et culturelle d’un pays en tenant compte de ces particularités.

 

 

Par exemple, il s’agit de savoir :

  • Pour qui ont voté les Afro-américains ?
  • Les jeunes musulmans sont-ils sensibles aux campagnes de prévention du Sida ?
  • Dans quels quartiers vivent les Londoniens d’origine pakistanaise ?
  • Quelle utilisation les femmes d’origine chinoise font-elles de la contraception ?
  • Les enfants d’origine latino se rendent-ils dans les lieux culturels (cinémas, théâtres…) ?

 

Mais ces statistiques sont surtout utilisées pour impulser des politiques de correction des discriminations constatées (et pour voir si elles marchent). Elles concernent l’accès aux écoles et aux universités, aux soins, au logement, à l’emploi. Elles permettent de mesurer les progressions de carrière professionnelle des différents groupes ethniques.

 

En France, ces statistiques sont interdites sauf exception : elles ont été autorisées pour certaines études de l’Ined (Institut National d’Etudes démographiques) ou pour mesurer la présence des minorités à la télévision. Mais on reste globalement opposé au principe, du fait que la République ne reconnaît pas la présence d’ethnies différentes en France (comme les Noirs, les Asiatiques, les Maghrébins…) .

 

Aux Etats-Unis par exemple, on s’est appuyé sur ces statistiques pour pratiquer l’Affirmative  Action (littéralement l’action d’affirmation, bizarrement traduite en français par discrimination positive). L’idée est simple : donner plus à ceux qui ont moins (moins d’emplois, moins de formation, d’accès aux grandes écoles, de présence dans des rôles au cinéma, de postes de direction etc) pour rattraper le retard accumulé.

 

En France, de tels procédés (donner plus à ceux qui ont moins) sont pratiqués mais pas sur une base ethnique: des mesures de ce type ont été mises en œuvre pour les femmes, les personnes handicapées ou les quartiers populaires.

 


 

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut
Espoir18